Les deux prochaines années restant de la décennie nationale de l'éducation et de la formation seront consacrées à l'évaluation du bilan des chantiers de la réforme du système d'éducation, a affirmé mardi le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, M. Ahmed Akhchichine.
En réponse à une question à la Chambre des Conseillers sur le bilan de la décennie nationale de l'éducation et de la formation, le ministre a souligné que les chantiers de la réforme prévus par la Charte nationale de l'éducation ont permis de franchir d'importants pas sur la voie de la mise en oeuvre de cette décennie nationale, ajoutant que ces chantiers ont porté essentiellement sur la mise en place de nouveaux jalons d'ordre institutionnel, pédagogique et de gestion du système d'éducation.
Après avoir passé en revue les principaux axes du premier rapport annuel du Conseil supérieur de l'enseignement (CSE), présenté à SM le Roi Mohammed VI la semaine dernière, M. Akhchichine a relevé que grâce à ces chantiers, le Maroc s'approche à hauteur de 95 pc de la généralisation de l'enseignement dans le cycle primaire et a réussi notamment à réduire l'écart en matière de scolarité entre les filles et les garçons et entre les milieux rural et urbain.
En dépit des efforts déployés pour la mise en oeuvre de la Charte nationale de l'éducation et de la formation, a-t-il dit, le niveau de l'enseignement au Maroc reste en deçà des aspirations, en raison de l'incapacité du système de transcender certains dysfonctionnements structurels, eu égard notamment aux taux élevés de la déperdition scolaire. 350.000 enfants abandonnent annuellement l'école avant l'âge de 15 ans, surtout parmi les filles du monde rural.
M. Akchichine a également déploré le manque d'équipements dont souffrent plusieurs établissements scolaires, surtout en milieu rural et en particulier en matière d'eau, d'électricité et de services sanitaires, notant dans ce cadre que 70 pc des écoles ne disposent pas d'électricité, 60 pc n'ont pas d'eau potable et 80 pc sont dépourvues de toilettes.
Le ministre a également évoqué les problèmes liés au sureffectif dans certaines filières.
source:aufaitmaroc.com